Dégustation de bière : Quelques règles pour plus de plaisir !

Pour le commun des mortels, déguster une bière ne fait pas l’objet d’un cérémonial particulier. Et c’est bien dommage ! Car, à l’instar du vin, la bière se dévoile de façon optimale en respectant quelques règles simples, et en se posant les bonnes questions.

 

  1. La température.

Entre la cervoise tiède des Bretons d’Astérix et les Pils glacées parfois servies dans les bars, il y a un monde. Ce monde, il est régi par une règle simple et applicable en tout temps et en tous lieux : plus une bière a de goût, de caractère et d’alcool, moins elle se boit fraîche. Pour vous aider, de plus en plus de brasseurs indiquent la température de dégustation sur l’étiquette. Lorsque ce n’est pas le cas, dites-vous qu’une Pils simple ou une Blanche se dégusteront autour de 5° ; pour des Stouts ou IPA, montez à 7° environ ; un peu moins de 10° pour des bières de garde ou d’abbaye, et pour des bières très spéciales – Imperial Stout, Barley Wines, bières vieillies -, n’hésitez pas à déguster presque à température ambiante, autour de 15°.

  1. Le verre.

Sans se poser en puriste, là aussi, une petite règle peut vous aider à choisir le verre adéquat : à bière de caractère, verre évasé ; à bière de soif, verre étroit. La raison ? Tout simplement le développement des arômes dans le premier cas, à l’inverse, la préservation de ceux-ci dans le second cas.

  1. L’œil

Le visuel de votre bière vous en apprend déjà beaucoup ! Plusieurs éléments d’« analyse » : le col de mousse, d’abord. Celui-ci joue d’abord un rôle esthétique – non négligeable ! – et permet aussi de préserver la carbonatation (les bulles !) de votre bière. La couleur, ensuite : celle-ci vous donnera quelques indications sur le goût à venir : une bière ambrée risque de présenter une certaine rondeur, avec des notes rappelant le miel ou le caramel, quand une bière brune ou noire a toutes les chances de présenter des arômes de grillé ou de café. Enfin, un léger trouble du liquide sera le signe d’une bière dite « non filtrée », donc plutôt artisanale.

  1. Le nez

C’est l’étape à ne pas rater, surtout avec les styles à la mode ! Comme pour un bon vin, humez les effluves qui émanent de votre bière. Vous risquez fort d’être émerveillé par les arômes que vous allez rencontrer ! Café sur des Stouts, agrumes, fruits de la passion, ou fruits exotiques sur certaines IPA… que de bonnes surprises en perspective, que vous risquez fort de retrouver en bouche.

  1. En bouche

Comme pour un vin, essayez de « décortiquer » votre bière en bouche : l’attaque est-elle douce, franche, rafraîchissante ? Le corps est-il léger, rond, aqueux ? Quels sont les goûts dominants : fruité, amer, céréale, miel… ? Quelle est la longueur en bouche de votre bière ? Autant d’éléments qu’il vous sera aisé de déceler pour peu que vous apportiez un peu d’attention à ce que vous dégustez.

  1. Le moment

Toutes les bières ne correspondent pas à tous les moments de dégustation ! Un Barley Wine vieilli à 10° d’alcool ou un Imperial Stout ne sont pas idéals en apéritif, par exemple ! Là aussi, faites confiance à votre bon sens : optez en apéritif pour des bières plutôt légères, fruitées – IPA, Ales, Blanches… Pendant le repas, partez sur des produits présentant davantage de corps – Triples, bières de garde… ; en fin de repas, orientez-vous vers des bières aux notes de café, ou rappelant carrément un digestif – bières vieillies en fût de whisky, de cognac…

Avec ces quelques conseils, vous avez toutes les chances d’apprécier votre bière dans toute sa plénitude. Mais n’oubliez jamais LA règle d’or : la meilleure façon de déguster une bière, c’est encore la vôtre !

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